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Surmonter les difficultés d’une équipe (1/2) – Confiance & Conflit

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Avez-vous déjà fait partie d’une équipe tout en ayant le sentiment d’être seul ? D’être le seul à travailler ? De ne pouvoir compter que sur vous-même ? Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de demander un élément à un collègue en ayant l’intuition que vous n’aurez jamais ce que vous demandez en temps et en heure ? Si vous avez répondu oui à l’une de ces questions c’est que votre équipe est en difficulté, elle ne fonctionne pas. Ces deux articles abordent les dysfonctionnements que peuvent rencontrer une équipe. Dans cette première partie nous allons nous pencher sur les fondations d’une équipe : la confiance et les conflits.

Pour ces deux articles, je me suis inspirée de Patrick Lencioni qui a rédigé un excellent ouvrage : The five dysfunctions of a team. Il y relate de façon romancée et complète ce que je présente de façon bien plus succincte ici. Je vous recommande cette lecture si cet article vous intéresse.

Le manque de confiance

Une équipe est un groupe de personnes qui travaillent avec une vision et des objectifs communs. Ce qui les unit c’est la confiance : le socle du fonctionnement d’une équipe. Il est donc normal lorsqu’une difficulté est détectée de commencer par vérifier s’il y a un défaut de ce côté-là.

Lorsqu’un membre a des intentions cachées, ses actions dénotent un manque d’adhésion à la cause commune. Ces intentions peuvent prendre différentes formes : rentrer tôt à la maison, obtenir une prime, valider un objectif annuel, etc. Cela résulte sur un sentiment de trahison chez les autres.

Lorsque la confiance est installée, les membres sont plus sereins. Ils partagent leurs craintes, abordent les compétences qu’ils n’ont pas. Ainsi, ils obtiennent de l’aide et mettent en place les solutions nécessaires.

Dans le milieu professionnel, chacun fait confiance en la bonne volonté des autres par défaut. Cette confiance donnée, peut rapidement être retirée en cas de mauvaise expérience. L’enjeu est donc de la conserver.

Il est important d’identifier, au moment de la constitution d’une équipe, que chacun est en mesure de faire confiance. Si quelqu’un n’en est pas capable, la collaboration sera toujours bancale …

Comment améliorer la confiance au sein d’une équipe

Pour régler cette difficulté de l’équipe qu’est le manque de confiance, une première étape serait de se percevoir l’humain derrière le CV. Cela passe par partager dans un contexte informel à propos de soi, sa famille, ses loisirs, … Ainsi, on comprend les enjeux de chacun. Et oui, nous sommes tous différents et vivons dans des contextes distincts. Il faut l’accepter et tirer parti de cette différence.

Ensuite, je vous recommande de mettre en place des feedbacks 360°. Chaque membre reçoit des retours de l’ensemble de ses collègues. Ainsi, il découvre ce qu’ils apprécient, ce pourquoi ils le remercient, mais également ses axes d’amélioration.

Enfin, se mettre dans des situations de vie communes peut installer ou renforcer cette confiance. Par exemple, réaliser une session de sport collectif en équipe. Sur un terrain, c’est souvent plus facile de tisser des liens de confiance. Aussi, un jeu de société collaboratif, un escape game ou se lancer des défis, peuvent participer à renforcer ce lien.

La peur du conflit

Cela peut sembler surprenant mais le conflit (bienveillant) est sain au sein d’une équipe. (Tout comme il peut l’être dans un couple). Je m’explique. Une équipe qui débat les sujets importants, crève les abcès. Les pensées et opinions de chacun sont exprimées. L’équipe peut alors envisager de trouver des solutions aux problématiques qu’elle rencontre.

A contrario, dans une équipe qui évite d’aborder les sujets qui fâchent, beaucoup de ressentiments et de frustrations peuvent apparaître. C’est dans ces cas-là que certains font des « coups dans le dos ». Ils sabotent les initiatives des autres ou boycottent les réunions sensibles et au final l’équipe n’avance pas. Finalement les réunions sont ennuyeuses, on y échange que les sujets positifs ou que tout le monde approuve et rien n’avance comme il faudrait.

Certains pourraient me répondre qu’ils ont peur de heurter les sentiments de leurs collègues. Les conflits font peur. Alors que c’est plus facile d’avancer avec ceux qui sont du même avis que nous. Ces deux options multiplient les non-dits et dénotent d’un manque de confiance au sein de l’équipe.

A propos des conflits, j’étends ce concept également aux réunions : une réunion sans affrontement, est une réunion qui ne sert à rien !

Idées à mettre en place

Avant d’attaquer ce sujet, il faut traiter celui de la confiance. On ne peut pas demander à une équipe dont les membres ne se font pas confiance d’avoir des débats et de se dire les choses franchement, surtout quand elles font mal. Ils pourraient se réfréner ou avoir des échanges qui dégénèrent. C’est pour ça que nous avons abordé le sujet de la confiance en premier.

Je vous propose pour remédier à la peur du conflit d’utiliser (dans un premier temps) l’une de ces deux techniques. Quand la pratique sera ancrée, ce sera plus naturel.

  • Identifier un membre à chaque réunion qui aura la responsabilité de signaler des risques. Il alertera sur tous les sujets qu’on aborde en réunion. Changer de leveur d’alerte à chaque réunion pour que chacun s’y habitue.
  • Dédier 10 à 15% du temps de chaque réunion à identifier les difficultés.

Avec ces deux stratégies, la contradiction devient un « jeu » et un objectif en soi. Personne ne se sent attaqué, n’est blessé ou ne se sent remis en question vu que c’est l’objectif de l’exercice.

En conclusion

Ce premier article sur les difficultés d’une équipe est consacré aux fondations même de l’équipe : la confiance et le conflit.

Une équipe, dès sa phase de création, doit tout mettre en œuvre pour bâtir une confiance partagée. Si vous êtes dans une situation de création d’une équipe pour un projet, je vous recommande de vous faire accompagner pour cette phase de team building indispensable.

Une fois qu’un bon niveau de confiance existe dans l’équipe, il est temps de s’assurer que les interactions ne sont pas lisses. Les membres ne doivent pas hésiter à débattre lorsqu’ils ne sont pas d’accord sur un sujet. Cela montre à la fois une volonté de bien faire et que les sujets sont réellement adressés.

Nous verrons dans la partie deux qu’une fois ce socle stable nous allons nous consacrer au but de toute équipe : atteindre un objectif.

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